
Fleuriste jardinerie Pessac sur Dordogne Géographie Situé sur les rives de la Dordogne, Pessac-sur-Dordogne est une commune du département de la Gironde, à mi-chemin entre Castillon-la-Bataille et Sainte-Foy-la-Grande. La commune de Pessac est aux confins est du vignoble de l'Entre-Deux-Mers, région viticole du sud bordelais et du vignoble d'appellation Sainte-Foy-Bordeaux. Toponymie et étymologie. Le 3 août 1807, Pessac se sépare de Gensac et devient une commune à part entière. La Dordogne (rivière) jouant un rôle très important dans l'histoire du village, les habitants décident de le nommer Pessac-sur-Dordogne. Lieux-dits et écarts. A Paitré, Baudet, Bellevue, la Bicoque, Carbonneau, Cavignan, Chez Pépé, la Corrégie, Coursou, Dizard, Durège, la Garde, Giron, Glayse, la Grande Métairie, Grangeneuve, la Graule, Gréal, Guillemat, Laurençon, Macard, le Marin, Mathelin, Maupile, le Méjean, Montbreton, le Moulin de Barbey, le Moulin de Mayelle, le Moulin de Moustelat, le Moulin de la Roquette, Moustelat, Palateau, Restaurat, Ribebon, Roquette, le Sablat, la Soulège, le Soulet, la Tour de Beaupoil. Carte IGN 1737 ouest : Monségur. Carte IGN 1736 ouest : Vélines. Communes limitrophes Dans le canton de Pujols: Gensac, Juillac ; Dans le canton de Sainte-Foy-la-Grande: Saint-Avit-de-Soulège ; Dans le département de la Dordogne: Saint-Seurin-de-Prats. Histoire Jusqu'en 1807, Pessac sur Dordogne était rattaché à Gensac sous le nom de Pessac de Gensac (le bas de Gensac). Pour l'histoire précédent la partition, se conférer à l'entrée Gensac. La commune de Pessac sur Dordogne est créée le 3 août 1807. C'est Charles Emmanuel Dupuch de Montbreton qui devient le premier maire. Mais il sera rapidement démissionné (le 21 décembre 1807) au motif qu'il est ex-député de la noblesse et ancien émigré. C'est Charles Durège qui le remplace alors. Pessac est, à l'époque, un port important sur la Dordogne. Les quais sont aménagés depuis Louis XV, mais tout au long du XIXe siècle, leur architecture et leurs abords seront améliorés. Les gabares naviguent sur la rivière, amenant les bois de Corrèze vers Libourne et Bordeaux pour la fabrication des tonneaux de vins et les piquets de vignes (carassons). Dans l'autre sens, les gabares chargées de marchandises et matériaux remontent la rivière tirées par des bœufs sur le chemin de halage, tantôt rive droite, tantôt rive gauche, en fonction des courants. Pessac est une halte essentielle sur la Dordogne où le fret est échangé entre gabares capables de naviguer sur la haute Dordogne et ses hauts fonds, et gabares plus ventrues mieux adaptées au cours de la basse Dordogne, de l'estuaire de la Gironde et pouvant remonter la Garonne jusqu'à Bordeaux. Les productions locales (denrées, vins) et les voyageurs empruntent le service des gabares pour remonter ou descendre la rivière. Avant la création de la ligne de chemins de fer Libourne - Bergerac, la Dordogne est le véritable axe de communication de la région. (Cf. La rivière espérance, Ch. Signol Ed. R. Laffont 1990). De nombreux bateliers résident à Pessac sur Dordogne. Un des derniers est Albert Sandaran qui cesse son activité après la Seconde Guerre mondiale. Ce patron gabarier fut l'un des premiers à installer des moteurs sur ses bateaux, ce qui lui donnait un avantage face aux autres patrons : trois aller-retour Pessac - Bordeaux en une semaine contre un seul pour ses concurrents. Pessac est aussi un point de passage entre les deux rives de la Dordogne. Entre Castillon-la-Bataille et Sainte-Foy-la-Grande, on en compte sept. A Pessac, le gué et le bac sont à peu près à l'emplacement du pont actuel. Vers 1910, c'est un abonnataire qui a obtenu les droits de passage. Il prévient les clients par affichage public devant son ponton : de « une personne à cheval = 15 centimes » à « un mouton ou une brebis = 1 centime ½ ». La loi du 10 Vendémiaire, an 4 (2 octobre 1795) oblige les Communes à recenser la population (noms, prénoms, âges, professions, lieux d'habitation et origines communales). Un registre datant de la Révolution (mais malheureusement non daté avec précision) recense les 630 habitants de plus de 12 ans, hommes et femmes. Ce registre dénombre également les professions occupées par les chefs de famille. On peut y voir l'importance de la rivière dans la répartition des métiers et le nombre de familles que la Dordogne, les gabares et le vin faisaient vivre à l'époque. (Document aimablement prêté par F. et F. PIGANEAU) Professions Nombres de personnes Maîtres de bateau (propriétaires) 3 Bateliers (capitaines) 2 Matelots gabariers 25 Charpentiers à bateaux 10 Sergeurs (fabricants de voiles) 3 Filasseur (fabricant de cordages) 1 Navigateur (mer) 1 Marins (mer) 2 Négociants en vin 2 Tonneliers 33 Agriculteurs (propriétaires) et cultivateurs (fermages) 92 Meuniers 3 Marchand 1 Tisserands 10 Maçons 6 Charpentiers 4 Menuisiers 3 Forgerons et charrons 2 Tailleurs 4 Sabotiers 4 Bouchers 2 Pêcheur (rivière) 1 Tailleur de pierres 1 Servante 1 |


