Fleuriste jardinerie Naujan et Postiac Géographie
Naujan et Postiac (Naujean ?) est une commune tout au sud du canton de Branne et de l'arrondissement de Libourne, à la limite avec le canton de Targon.
Village typiquement au cœur de l'Entre-deux-Mers, dans sa partie, très appréciée de vallons et de bois, mais d'une viticulture très intense encore, alors qu'elle décroît rapidement vers le Sud et Sauveterre-de-Guyenne.
Le patrimoine d'habitat est très bien conservé, comme dans beaucoup des communes faiblement peuplées au Sud de Branne. Mais aussi le patrimoine commun, essentiellement religieux, avec son église, ou celui lié à la viticulture avec de nombreux châteaux ou domaines de qualité.
Histoire
Comme le reste de l’Entre-deux-Mers, le peuplement de ce territoire est ancien et s’est intensifié après la fin du 1er millénaire, puis surtout de la guerre de Cent Ans qui a ramené un peu de sécurité dans l’habitat rural. En même temps que les bastides se sont solidement installées, des villages très nombreux, régulièrement répartis, mais peu peuplés, se sont multipliés, donnant à la carte de cette zone un aspect tout à fait unique dans la région. La stabilisation de la population par la suite a favorisé la conservation d’un habitat d’une grande qualité esthétique, au sein d’une géographie également très attrayante.
La viticulture est, comme dans toute la région, très ancienne. La Révolution française, en rétablissant la liberté de culture, et en morcelant les biens de l’Église pour les distribuer au peuple, a partout profondément bouleversé le paysage viti-vinicole. Le développement a été rapide sous le Second Empire, période florissante avant le mildiou ou autres phylloxéra, où de nombreux domaines ont ajouté, dans le style châtelain de l’époque, de beaux éléments au patrimoine rural déjà existant. Sur le plan administratif, le regroupement des paroisses de Naujean (dédiée à saint Jean) et de Postiac, au XVIIIe siècle a été pérennisé par la Révolution (An 10) dans la création d’une commune unique. L’inféodation et l’absorption de la seconde, inférieure en superficie et population, ont été rendues définitives par la cession de son église et des éléments associés dans le cadre de la vente des biens nationaux, devenus par la suite la chapelle particulière et le lieu de sépulture de la famille détentrice.
L’organisation administrative de la République, par le rattachement au canton de Branne, et l’arrondissement de Libourne, a confirmé l’orientation vers le nord des échanges, et la séparation assez nette avec les communes au sud, rattachées au canton de Targon, et l’arrondissement de Langon.
La croissance de la métropole bordelaise, déjà très importante pour le commerce, la santé, l’éducation, l’activité professionnelle de nombreux habitants, ne fait qu'accentuer sa lourde présence à l’ouest, bien visible par sa luminosité inévitable dans le ciel nocturne de toute la région. Quelques accents d’habitat dortoir, limités par l’importance de la viticulture dans l’activité locale, sont visibles surtout par le sens de la circulation bi-quotidienne sur les routes départementales reliant la commune à Bordeaux ou à Libourne. Du fait de ces proximités, l'exode des années 60 s'est interrompu, et presque inversé. L'activité touristique, avec plusieurs gîtes ou maisons d'hôtes se développe raisonnablement. Quelques vedettes nationales ont parfois participé d'une citoyenneté, temporaire : les connexions avec New York ou Pékin étant encore complexes.
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